Vendredi 12 novembre 2010
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15:08
Finalement, vous n'aurez pas la suite de ces
textes-jeux, en les relisant, je ne trouve pas interessant de les poster ici.
A la place, un texte qui me tient un peu plus à coeur, avec pour départ une phrase:
"Un homme court dans la rue":
Il courait. Il courait
comme jamais encore il n'avait couru. Cheveux au vent et sourire en banane, plus rien ne pouvait l'arrêter. Courir était devenu subitement vital, viscéral. Il sentait que s'il s'arrêtait
maintenant, il mourrait. Alors il actionnait encore la machine de ses jambes, inspirait et expirait en rythme, propulsait son corps le long de la route. Les passants s'écartaient sur son
passage, le suivaient du regard, suspendaient leur vie le temps d'une minute.Car il courait, oui, mais comme un dément, comme s'il avait le diable au corps, il courait. Il courait et ça le
rendait heureux.Il ne savait d'ailleurs pas bien s'il avait commencé à courir parce qu'il était heureux, ou bien s'il était heureux parce qu'il avait commencé à courir. Tout ce qu'il savait,
c'est qu'il en avait besoin. Comme si ces trop nombreuses années passées en léthargie, entre le travail et son néant de vie lui étaient montées au cerveau. L'avaient fait exploser. Alors il avait
couru et il courait encore. Sans but, sans raison, juste pour le plaisir de courir. De courir et de se sentir vivre. Parce que ça
faisait trop longtemps qu'il n'avait pas puisé cette force au fond de lui, trop longtemps qu'il ne s'était pas autant donné. Il courait, il courait, il courait. Il courait et ne pensait à rien
d'autre qu'au vent de la course sur son corps, qu'au sifflement de la vitesse dans ses oreilles, qu'aux traits du bonheur sur son visage. Il courait comme si sa vie en dépendait. Il courait à en
perdre le souffle. Il courait pour sentir ses muscles se raidir. Il couait pour comprendre combien ce point de côté qui lui martelait le ventre le rattachait à la vie. Il courait pour sentir la
douleur le ramener petit à petit à SA vie. Il courait pour vivre. Pour vivre encore un peu, pour vivre tout ce qu'il n'avait pas vécu, pour vivre tout ce qu'il ne vivrait jamais. Il courait
pour ne pas mourir.
Et il vivait.

Par Naliaena
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Mercredi 10 novembre 2010
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11:13
Aujourd'hui, j'ouvre l'Envol en attendant un cours.
L'Envol, que je n'ai pas tenu entre mes
mains depuis une éternité.
Là, assise sur une table détrempée par deux jours de pluie et de gris, je tourne quelques
pages à la recherche d'un passage qui me tient à coeur.
Trouve un extrait, commence à lire.
Soudain, alors que j'arrive en bas de page, un rayon de soleil perce entre les
nuages.
Un rayon d'une lumière douce et dorée comme il est rare d'en croiser.
Un rayon qui vient illuminer quelques lignes, caresser quelques mots.
Je les lis.
Les nuages s'éclipsent.
Tant ceux du ciel que ceux en moi.
La douleur infinie de celui qui reste,
Comme un pâle reflet de l'infini voyage,
Qui attend celui qui part.
Par Naliaena
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Samedi 6 novembre 2010
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16:33
Épluchures – papier toilette – babouin – boursouflure –
maquillage – zouave – ordure – broc – babille – sous-marin
Lorsqu'un babouin fouillant dans les ordures trouva un broc fêlé, il décida de s'en faire un chapeau. Il faut préciser qu'il n'était pas réputé pour être
adroit.
Si bien que ce zouave s'ouvrit le crâne du sommet jusqu'à l'oreille
gauche.
Il en fut fort désappointé.
Ce singe devait en effet passer le soir même un casting pour une
publicité.
Une maison d'orthophonistes venait de mettre en place un nouveau traitement réduisant le
babillage chez les jeunes enfants, et lui avait demandé sa collaboration.
Notre ami croisant son reflet dans un miroir brisé entre-aperçu alors l'étrange boursouflure
qui sillonnait sa tête.
Il décida que se n'était pas se présenter sous son meilleur jour que d'y aller dans cet état.
Alors, armé de papier toilette et de maquillage, il entreprit de se nettoyer et de camoufler sa blessure.
Ainsi paré, il fouilla parmi les épluchures de bananes qui jonchaient le sol de son logis ,
afin de retrouver le petit prospectus l'invitant à faire carrière dans le mannequinat le temps d'une journée.
Il y lu l'adresse un peu ébahi: le rendez-vous avait lieu dans la soute d'un
sous-marin abandonné. Ce n'était guère attrayant, et le héros qu'il était, par prudence et avec courage, se munit de bananes et s'y rendit d'un pas assuré.
25.10.10
Par Naliaena
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Vendredi 5 novembre 2010
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17:56
Juste pour vous, une série
de textes-à-la-con sans interêt écrits pendant les vacances. Le principe? Une série de mots, une histoire.
Ce n'est certainement pas intéressant, ni bien fichu, mais ça a l'excellente
qualité de remplir un peu ce blog!
Étagère – blague – fantôme – basse-cour –
belle-mère
Il était une fois, dans une basse-cour particulièrement odorante, une belle-mère
mal-élevée.
Elle avait décidé de faire une blague aux poules qui
l'entouraient.
Alors, prenant un sachet de poudre qui trônait depuis un
certain temps sur l'étagère du poulailler, elle jeta de la farine dans l'air.
Elle voulait salir le coq si fier de sa
parure.
Malheureusement pour elle, le fantôme d'une dinde passait par
là au même moment, si bien qu'elle apparue aux yeux de toutes les volailles ébahies.
C'était en effet le spectre d'une camarade particulièrement
stupide qui s'était un jour jetée du haut de la barrière et en était morte.
Après un éclat de rire général
devant l'air plus béat du spectre que de son vivant, les poules se recouchèrent et la belle-mère alla faire des confitures.
Par Naliaena
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Mercredi 13 octobre 2010
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21:39
Parce que sans les cours d'histoires,
vous seriez bien tranquilles,
je n'aurais pas le temps de pondre ce genre de choses.
Ni l'inspi... T_T
Par Naliaena
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